Aujourd’hui, je vous propose un nouveau récapitulatif de micronouvelles : les micronouvelles de KeoT. Il s’agit de celles du mois d’avril 2021. Bonne lecture !

Mois d'Avril 2021

Micronouvelle #64

Tchiou ! Tchiou ! Je suis comme un gamin, je saute partout. Le conducteur me regarde avec des yeux bizarres, mais je m’en fiche. Je suis tellement heureux de découvrir ce qui se passe dans la locomotive !

Micronouvelle #63

Une odeur de brûlé flotte autour de moi. La roche sur laquelle je marche est encore chaude, mais j’avance sans aucune crainte ni angoisse. Bien au contraire, j’ai hâte de le retrouver ! Le bruit de ses pas résonne à travers la vallée, le voilà, je suis tout excité : mon dragon !

Micronouvelle #62

Le coeur battant à tout rompre, nous avançons lentement sur la plage. Nos pieds s’enfoncent dans le sable fin et chaud. Soudain, la brume envahit l’horizon. En quelques secondes, elle nous recouvre puis disparaît. Apparaît alors un totem. Nos ancêtres étaient des canards.

Micronouvelle #61

Des lunettes, c’est tout ce qu’il reste de ce merveilleux homme érudit. Il lui aura suffit d’une lecture, d’un livre, pour ne pas se rendre compte qu’un monstre le poursuivait. Un monstre de sable assoiffé de chair humaine et de cervelle dégoulinante de principes et de morale.

Micronouvelle #60

Je me relève, le souffle le court, le corps en sang. Quelle bataille ! Nous n’étions que de petits humains face à une technologie que nous ne connaissions pas, et pourtant, nous avons gagné. Je n’en reviens toujours. Le cadavre de leur vaisseau s’étend devant mes yeux ébahis…

Micronouvelle #59

Les filles jouaient autour de nous. La nappe avait été déposée sur l’herbe encore fraiche, le thé, les gâteaux et les sandwichs préparés par nos gens, n’attendaient plus que nous pour être dévorés. Un joli petit après-midi ensoleillé qui finirait pourtant dans un bain de sang…

Micronouvelle #58

Voyager, un mot qui m’est devenu quasi inconnu. Le bruit des wagons sur les rails me manquent, même le cris stridents des freins qui te fait grimacer me manque ! A quand le plaisir de se bousculer de nouveau dans les gares et les aéroports ?